Theodore von La Hache
Theodore Felix von La Hache portret Theodore Felix von La Hache
Jeudi 19 Octobre 2017              Visiteurs: 72
Home

en breve

von La Hache a Dresden

von La Hache a New Orleans

ecouter sa musique

justification et sources

Theodore von la Hache



A New Orleans

  1. Esquisse de sa vie entre 1842 et 1869
  2. Von La Hache: le musicien
  3. Von La Hache: le pianiste
  4. Von La Hache: organiste et maître de chœur
  5. Von La Hache: le compositeur de chansons
  6. Von La Hache: le compositeur de musique religieuse



















Esquisse de sa vie entre 1842 et 1869

A ce qu'on peut admettre aujourd'hui Von La Hache arriva en 1842 comme émigrant à New Orleans.
Les quatre premières années il a cherché du travail, probablement comme organiste. En tout cas il a investi beaucoup de temps à s'établir pédagogue de musique.
Nous le savons parce qu'un rédacteur du journal " The Daily Picayune " mentionne en 1854 le fait " que Von La Hache a déjà depuis huit ans une bonne réputation comme professeur ". C'est la période de 1846 à 1854.
En 1846, le 19 février il se marie avec Maria Emilia Johnstn dans la Cathédrale St Patrice à New Orleans .
En février 1867 il attrape un empoisonnement de plomb qui aura un effet néfaste sur ces muscles en particulier sur ceux de ses mains.
Quelques temps avant déjà il s'est associé avec George W. Doll pour lancer une entreprise d'mportation de pianos.
Quand, en juillet 1866, Von La Hache annonce qu'il se rendra à New York pour choisir lui - même des pianos pour son magasin c'est une nouvelle si importante à New Orleans que le journal 'New Orleans Times' y consacre trois articles.
Les affaires marchent bien dans le 'Piano Wareroom' : en novembre 1866 une expansion est nécessaire. Il déménage et s'installe 17, rue de Baron six portes plus loin que son ancienne adresse, rue du Canal. Son fils, Emile, vient assister son père.
Les activités commerciales se diversifient également ; Von La Hache va éditer lui - même des partitions de musque. Au premier trimestre de 1867 il publie " Morning Service " un recueil de chants religieux pour les Messes du matin.
C'est un peu curieux que son associé Doll quitte l'entreprise déjà le 1 avril 1867. Von La Hache doit maintenant gérer lui - même sa comptabilité ce qui lui donne beaucoup de fil à retordre.

Un point culminant dans la vie de Von La Hache a certainement été le 27 mai 1868. Von La Hache dirige alors la 12ième Messe de Mozart avec orchestre et des chœurs de plusieurs églises.
" The New Orleans Times " écrit le 28 mai : " L'exécution était un triomphe! "

Octobre 1868 de nouveau un déménagement : de 17, rue de Baron vers 20. rue de Baron.
Mais, ensuite un silence s'installe autour du célèbre musicien.
Il est encore présent, samedi le 13 mars 1869 au concert au profit de l'église de St Vincent de Paul mais c'était vraiment le tout dernier concert de bienfaisance qui clôt une longue série.
Vite après, le 7 mai 1869 Von La Hache est lui - même le sujet d'un tel concert. Il est maintenant dans la vraie misère. Le " New Orleans Times " écrit le lendemain : " Von La Hache, un de nos musiciens le plus précieux et le plus talentueux souffre maintenant dans la misère et est gravement malade ".

Pendant l'été de 1869 sa santé 's aggrave de plus en plus. C'est un mauvais signe que sur l'annonce des " Concert de l'automne " son nom n'est plus mentionné.
Samedi matin, le 21 novembre 1869 à 6 heures il meurt. Son fils, Théodore Jr fait la déclaration de décès et donne comme cause " défaillance cardiaque "
De longs éloges apparaissent dans les journaux " Tagliche Deutsche Zeitung ", " New Orleans Times " et le " Daily Picayune ". On écrit :
" La mort du défunt Théodore Von La Hache nous enlève un homme qui comme habitant, comme époux, comme père était un exemple admirable pour tous ceux qui l'ont rencontré. Toutefois pour le grand public M. Von La Hache était en premier lieu le talentueux musicien qui - soit comme compositeur, chef d'orchestre ou professeur - doit, à tous les égards, être nommé éminent. Il était un compositeur extrêmement fructueux, non seulement des pièces de circonstance qui, malgré tout, restent favoris chez les joueurs de piano ou les chanteurs de salon, mais surtout de ce genre qui est prédestinée à survivre autant que Dieu est adoré dans les temples terrestres. Il employait ses dernières années, quand il n'avait plus toutes ses facultés, à arranger la musique de l'année canonique romaine selon les sources classiques, y inclus la musique nécessaire pour les jours de fête spéciaux selon les rites de l' Eglise catholique ; une œuvre gigantesque pour laquelle il a reçu la reconnaissance encourageante des Hauts Dignitaires de son Eglise.
M. Von La Hache a pendant de longues années souffert de différentes formes de paralysie, quelques- unes inguérissables qui l'empêchaient de jouer n'importe quel instrument mais, assisté de son fils, il continuait à exercer la fonction d'organiste et de dirigent de l'église Ste Thérèse jusqu'à ce qu'enfin, exténué, et après des mois de souffrances au lit, il trouve la consolation d'un repos éternel.
Il nous laisse, pendant les 27 ans qu'il était résidant ici, une nombreuse famille grandir parmi nous et nous exprimons de tout cœur nos condoléances dans leur douleur.

Après la mort de Von La Hache les éditeurs continuaient à publier son œuvre oui ou non dans des formes adaptées.
La plus grande partie de ses œuvres a été classée dans les bibliothèques de New York, New Orleans et Bâton Rouge.
Outre ces œuvres bien connues et déjà publiées, il y a encore des petites pièces de musique religieuse jamais publiées. Ils font partie de l'héritage de Henri Fourrier et se trouvent dans le département des archives de Louisiana, State University à Bâton Rouge.
Dans cette collection on trouve des copies manuscrites de quatre hymnes, une Bénédiction et deux chants de louange.

en haut   











Von La Hache: le musicien

Sur le public de New Orleans Von La Hache n'avait pas sa plus grande influence comme organiste ou professeur de musique mais comme compositeur et chef d'orchestre et surtout comme organisateur d'événements musicaux.
C'est pour cela que Von La Hache était très connu dans le monde musical de son temps, aussi en dehors du " Crescent City " déjà avant 1850 parce qu'il s'est vite habitué a à publier des articles dans des périodiques en journaux.. Et surtout dans des périodiques qui paraissaient à New York comme " Saroni's Musical Times ", " The Musical World and Times " and " The Message Bird "
Il s'est fait un nom auprès des connaisseurs de musique locaux parce qu'il a fait publier son œuvre dans le Nord Ouest des Etats Unis : New York, Boston et de là il les a fait distribuer vers un grand nombre de magasins dans le Sud.
Grâce à cette renommée il était en mesure de fonder, ensemble avec Curto, en 1852 la " New Orleans Philharmonic Society " Le " Daily Picayune " écrit à ce sujet : " Nous sommes heureux d'avoir appris qu'un nombre de musiciens dans notre ville a pris l'initiative de fonder une association philharmonique sur une base assez l arge et permanente. New Orleans possède assez de qualité pour une telle association et on s'est demandé souvent pourquoi une telle initiative n'a pas été prise plus tôt. Les deux concerts religieux, récemment exécutés sous la direction de MM. Curto et La Hache fournissaient la preuve évidente qu'il a assez de talent et de qualité et que nos citoyens savent bien comment apprécier de telles performances.
Les deux messieurs mentionnés plus haut, seront à la tête de l'association. Leur talent professionnel et leur expérience sur ce terrain sont un garanti que les objectifs de l 'association seront réalisés. L'élection des participants à l 'association aura lieu dans le magasin de musique de M. Hewitt, 39, rue du Camp o tous ceux qui se présentent comme candidat se réunissent.

La création de la " Philharmonic Society " apporta à Von La Hache une large reconnaissance auprès du public pour ses mérites dans le monde artistique. D'un coté on a édifié un cadre organisateur à l'intérieur de la ville musicale, de l 'autre coté Von La Hache se faisait une réputation de grand bienfaiteur : il voulait organiser des concerts au profit des œuvres de charité.
Pour stimuler les bienfaiteurs à donner généreusement Von La Hache mettait des soins à programmer au moins une chanson d'un haut contenu émotionnel avec l'intention d'exciter la pitié pour les pauvres gens comme des veuves et des orphelins.
Une chanson de cette sorte très connue était " The Orphan's Appeal and Relief " tirée du " Grand Dedication Cantata " de 1852 . (La " Cantata " entière a d'ailleurs été composée uniquement pour la cérémonie d'ouverture de " Old Fellows Hall " le 22 novembre 1852).

Combien Von La Hache a été aimé est exprimé par un journaliste du " Musical World an Musical Tonunes "de New York. Il écrit dans sa lettre du 13 mars 1883 à sa rédaction : " Je trouve La Hache un type formidable, un musicien foncièrement bon, plein d'enthousiasme pour son art. Il a un grand talent pour la composition et l'arrangement et un goût raffiné. Il est extrêmement appliqué, sans présomption ou fatuité, demande peu et est totalement dévoué à la musique. Ici il est très populaire, il a un grand nombre d'élèves et encore un plus grand nombre d'amis. "

Cela ne veut pas dire que Von La Hache était toujours d'accord avec son entourage culturel. Dans une lettre d'août 1853 à la rédaction de " Musical World " on lit que, selon son impression, New Orleans dans les mois d'été passés s'est seulement fait remarquer par lenteur et ennui. Il n'a rien à signaler d'important dans le domaine de la musique.
Par contre, il donne une description détaillée des conséquences terribles de la fièvre jaune et les ravages occasionnées dans sa ville. Puisque à New York des concerts de bienfaisance étaient donnés pour soutenir les victimes à New Orleans il écrit à la fin de sa lettre : Vous pouvez être fier de votre ville qui a tant contribué à nos œuvres de charité pour tâcher de secourir les pauvres qui en souffrent le plus.
Je peux vos assurer que nous en avons besoin.
Je reste votre ami et correspondant.
Théodore V. La Hache

La fière " New Orleans Philharmonic Society " devait s'arrêter. La fièvre jaune et la guerre civile avaient également ses conséquences dévastatrices dans le chœur d'hommes.
Mais si tôt la situation améliorée, Von La Hache installe une nouvelle société musicale. Le 1 janvier 1866 la " Harmonic Association of New Orleans est créée. Von La Hache est nommé directeur musical et son fils Théodore Jr secrétaire adjoint.
Néanmoins, secrétaire exécutif est Henry Blackmar, l'éditeur de musique. Ce n'est pas étonnant que le bureau de la " Harmonic Association " se soit installé dans l'étage de l'adresse 167. rue du Canal : l'adresse du Blackmar Publishing Company. Pour faire rond le cercle musical : les répétitions avaient lieu dans le magasin de musique, Grunewald, 129, rue du Canal.

Malgré son empoisonnement de plomb Von La Hache restait très actif comme organisateur et promoteur de la " Harmonic Society ". Il préparait la Soirée du 8 février 1866 et participa à la Soirée du 12 avril et du 19 juillet 1866.

Après l'été de 1866 il fixe son attention plutôt sur le commerce : importation et vente de pianos. Le " New Orleans Crescent" écrit: " Le grand assortiment des meilleurs pianos fabriqués sur le continent américain et que le professeur La Hache vient de recevoir et qu'l met en vente dans son établissement."

Plus tard Von La Hache éditera avec son fils des partitions de musique, probablement pour se faire plus de revenues. Hélas, sa maladie s'aggrave et finalement il meurt dans la misère en 1869.

en haut   











Von La Hache: le pianiste



Von La Hache avait un bon nombre d'élèves - en majorité du sexe féminin - qui suivaient des cours chez lui. C'était une tradition assez fréquente de dédier une œuvre à une des ses meilleures étudiantes. La chanson " My Soutern Sunny Home' était une composition de William Shakespeare Hays sur son propre texte et a originellement aussi été publié par Blackmar & Co en 1864.
(Voir la copie en bas de sa composition : 'Improvisation For Piano sur le thème My Southern Sunny Home'opus 613, dédié à son élève Miss Lizzie Henderson, éditée par Blackmar & Co.)

Il semble avoir été une chanson très populaire vu le fait que - selon Von La Hache- elle vaille la peine d'en composer une improvisation.
La chanson raconte l'histoire d'un fils qui - de retour è la maison natale - retrouve sa mère et constate à son grand regret que 'tout' a changé.
Le chœur chante le refrain suivant :

My home! My sunny home! My home! My sunny home!
My Southern sunny, sunny home!
Dear mother, I've come home to die,
In my Southern sunny, sunny home.

Les compositions pour piano de Von La Hache ont été rassemblées et publiées par plusieurs éditeurs sous le titre "Œuvres rassemblées'.
Ainsi Firth, Poud & Co publient sous un autre titre : " Musical Album for 1855 ".
Oliver Ditson de Boston publie " Album for 1857 " .
Et Von La Hache publie lui - même en 1858 la collection : " Grande Etude de Salon pour piano ".

en haut   











Von La Hache: organiste et maître de chœur


En 1850 Von La Hache est nommé premier organiste à l'église de Ste Thérèse d'Avila, au coin de Campstreet et d'Eratostreet à New Oleans.

église st theresa Cette église est dessinée par l 'architecte T. E. Giraud dans le style néo-gothique. Elle est bâtie dams les années 1848 - 1849. Le terrain nécessaire pour la construction faisait partie du 'Plantage Saulet' et fut donné à la fabrique de l'église par Mme Thérèse Saulet.

Outre organiste de l'église St Thérèse d'Avila, Von La Hache était en même temps " Musical Director " de l'église St Patrice jusqu'à 1855. Alors Gregorio Curto le remplace.

(Merci de Jerry Ripberge, L.A. Images)

en haut   











Von La Hache: le compositeur de chansons


On peut s'étonner, mais presque toutes les compositions de Von La Hache avant 1850 sont des danses musicales, des marches ou des arrangements pour piano.
Bien que - en ce temps - le stéréotype de chanteur grimé comme un nègre (minstel) soit extrêmement populaire, etpar conséquent, un sujet très intéressant pour une composition, Von La Hache y semble avoir eu peu d'intérêt. Quelques chansons de ce genre ont été exécutées pendant les soit disant " Ethiopian Concerts " dans les environs de 1850.

Non, il préférait plutôt composer des marches, polkas, valses pour rehausser l'éclat des fêtes ou pour honorer ainsi des personnalités illustres. Il composait des marches pour le corps des pompiers de New Orleans ainsi que pour les héros militaires de la guerre mexicaine, comme Samuel Ringgold, Zachary Taylor, William Jenkinds Worth et Winfrield Scott.


Puisque Von Hache avait beaucoup d'admiration pour James Robb ( qui réalisait le chemin de fer entre New Orleans et Memphis) il dédia une polka à ce pionnier.

Il donnait également à ses valses des noms de compositeurs importants de son temps comme Jenny Lind et le pianiste autrichien Leopold von Meyer. A l'occasion du centenaire de naissance du grand poète allemand Schiller il composa un (Schiller) Festival Cantata, Grand chorus for Male voices ".

Comme tant d'autres compositeurs de son temps il ne craignait pas le pathos musical. Un exemple typique de ce genre est la chanson " Alone " opus 31. La chanson raconte en quatre couplets la situation pénible d'un époux désespéré dont la femme est morte et lui laisse le soin de leurs enfants.

Le premier catalogue qui comporte l'œuvre de Von La Hache fut publié par le magasin de musique annexe Editeur de musique annexe Imprimerie de musique Tylor à New Orleans en 1850. Si Von La Hache en 1850 n'avait que 50 œuvres registrés, en avril 1861, au début de la Guerre Civile, il avait déjà dépassé opus numéro 500.

Ce n'est qu'à partir de cette Guerre Civile que Von La Hache participe à la mode de composer des chansons de guerre et des pièces de piano titrées comme : " Freedom Tear Reverie " " Grand Parade March of the 5the Company, Washington Artillery (1861) et " The Volunteers Farewell " ou " Farewell My dearest Katie " (1862).
C'est pourquoi Von La Hache est considéré comme un des plus grands compositeurs de " Confederate Songs " pendant la Guerre Civile.


Mais la chanson la plus populaire est sans doute la chanson extrêmement émotionnelle et sentimentale composée sur un poème de Abram J. Ryan " The Conquered Banner " opus 643 éditée par A.C. Blackmar en New Orleans. C'est une chanson nommée " Grand solo pour mezza soprano ou baryton avec accompagnement de piano. Dans la littérature américaine ce poème est aussi nommé " Requiem pour une Cause Perdue ".
Abram J. Ryan était un prêtre Catholique qui participait à la Guerre Civile du coté des Sudistes. Il écrivit " The Conquered Banner " quand le Général Lee et ses troupes ont dû se rendre aux Nordistes.




en haut   











Von La Hache: le compositeur de musique religieuse


Ce n'est qu'à partir de 1850 que Von La Hache commence à composer de la musique religieuse, des messes et autres formes de musique pour l'église. C'est surtout par cette musique que Von La Hache devenait un des compositeurs le mieux connu de New Orleans.
En 1851 il a achevé son premier grande œuvre religieux " Grand Jubilee Mass " qu'l dédia à la " Haendel & Haydn Society " de Boston. Von La Hache reçoit dans " The Daily Crescent ", publication du 21 juin 1851, une presse o il reçoit des ovations.
" ..Nous saluons avec grande joie et fierté chaque nouvelle expression d'art dans notre ville et C'est pourquoi nous sommes heureux d'avoir fait connaissance avecun nouvel œuvre musical de M. T. La Hache qui mérite la plus haute louange. Ce compositeur est déjà connu auprès du public par différentes compositions comme des polkas, des variations et des fantaisies, il est d'ailleurs une des personnes les plus populaires qui contribuent à rehausser le niveau musical de notre pays.
Maintenant il publie une Grande Messe de Jubilée pour 4 voix, dédiée à la " Boston Haendel and Haydn Society " . Le fait de mentionner sur la première page qu'il place son oeuvre sous la protection d'une Société qui a une telle renommée, montre clairement la préférence musicale du compositeur. Il est resté fidèle à " l'école allemande " Il s'y tient rigoureusement et s'abstient de frivolités qui nuisent ce style élevé. C'est peut - être la vraie raison pour laquelle M. La Hache mérite le plus grand honneur. Il a créé une composition magnifique sans perdre de vue le cadre : c'est vraiment de la musique religieuse du début jusqu'à la fin sans ambages. Composer de telle manière exige un don naturel, du talent et des études. Il ne nous reste qu'à souhaiter au compositeur beaucoup de succès.
Maintenant qu'il a tâche d'étendre ses ailes jusqu'à la musique sacrée, il pourrait s'élever davantage en nous offrant comme pièce suivante un Oratoire. Nous aimerions aussi entendre exécuté sa nouvelle Messe par un chœur bien entraîné car nous n'avons aucun doute que ceci est le veux d'un grand de personnes qui n'ont pas eu l'occasion d'entendre la Messe et qui l'ont pu admirer uniquement en lisant la partition.

Malgré ce succès il faut attendre jusqu'à 1855 pour voir apparaître une deuxième pièce de musique religieuse. Mais à partir de ce moment-là Von La Hache s'occupe presque exclusivement de la composition des Messes.
Phillip P. Werlein publie au moins 6 Messes. En 1855 Von La Hache compose 3 Messes qui forment une sorte de trilogie : en l'honneur de St Pierre, de St Antoine et de Ste Thérèse.
La Messe en l'honneur de St Pierre est la seule partition qui est conservée dans la version originale.
Marquée comme opus 141 c'est une pièce pour 3 voix constituant l'ordinaire de la Messe avec l'accompagnement d'orgue et plusieurs passages pour soli.
D'autres Messes ne paraissaient que tard après sa mort, même après 1880 le moment o B. Schott's Sohn publia au total 9 Messes dont 2 n'avait jamais été publiées auparavant.
Et, pourtant, on est presque sûr que toutes ces compositions ont été écrites dans les environs de 1855. Après vient encore la " Union Mass ", novembre 1858 et enfin sa dernière Messe pour la Paix en 1864.

Cette "Missa pro Pace " est une réflexion de Von La Hache sur les calamités de la Guerre Civile en 1863 o pratiquement toute Louisiana est la scène de mort et de destruction. Bien que, en ! 864 encore, les soldats confédéraux se battent toujours avec une endurance stupéfiante c'était déjà clair à cette époque là que la bataille pour une Union indépendante des Etats sudistes était une cause perdue.
La " Messe pour la Paix " est le seul œuvre religieux composé par un Américain pendant la Guerre Civle. Elle a été éditée en 1867 par Henry Tolman & Company de Boston comme opus 644 de Von La Hache.
Il faut se réaliser que cette Messe contient 10 parties et, par ce fait, elle est l'œuvre le plus long jamais composé par Von La Hache.
En 1869 elle est réimprimée par S.T. Gordon de New York et plus tard encore une fois par Hamilton S. Gordon en 1895 également à New York.

La première audition de cette Messe avait lieu le dimanche des Rameaux le 9 avril 1865 à 10 heures dans l'église Ste Thérèse à la rue du Camp.
A cause de la longueur de cette Messe on aurait une suite le mardi soir 11 avril à 19.00 heures. La recette de la collecte pendant la Messe était pour l'orphelinat des filles, rue du Camp.

Après le décès de Von La Hache en 1869 ce n'est que B. Schott's Sohne qui publie la musique religieuse de Von La Hache dans sa version originale.
Tout de suite ses Messes sont arrangées. Les arrangements de B. Hamma sont les plus connus.
C'est ainsi que Fisher & Brothers publie en 1891 un arrangement de la main de Hamma de la Messe en l'honneur de Ste Thérèse. Il est classé opus 421.
Dans la même année 1891 suivent les arrangements de Hamma de la Messe en l'honneur du St Sacrement et la Messe en l'honneur de St louis.
Plus tard viennent chez Fisher les arrangements de la Messe unisson en G. (1896), la Messe " Corps du Christ " (1897) et la Messe unisson en F (1903) Enfin est publiée chez James A. Reilly (1925) un arrangement de la Messe en F.

Aperçu de la musique religieuse de Von La Hache

en haut   










 
Powered by www.websitetotaal.nl                  Hosted by www.loopID.nl